Boxingtown Québec

Un premier Thanksgiving au pays de l’Oncle Sam

Un premier Thanksgiving au pays de l’Oncle Sam

Un texte de Vincent Morin

QUINCY, MA – Mercredi soir, nombril de la semaine. Pourtant le T train de Boston était plein à craquer dès l’après-midi. Chose très normale: les bureaux se sont vidés tôt puisque Thanksgiving, une journée sacrée en Amérique, a lieu ce jeudi. Quoi de mieux que d’aller assister à un gala de boxe local en pleines festivités?

M. Chris Traietti, un vétéran de la guerre en Iraq et une personnalité locale à Quincy est l’organisateur de l’événement. Il est également la tête d’affiche du gala. Il a donc l’étiquette de promoteur et de boxeur…un peu comme Yan Pellerin, mais avec plus de talent et d’expérience de boxe. Sa compagnie s’appelle Granite Chin Promotions.

Il s’agissait du 18e événement de sa jeune compagnie qui mets en valeur la boxe locale de la Nouvelle-Angleterre.

Dix minutes d’Uber et me voilà au Quincy Armory, un sobre édifice militaire. M. Traietti m’attendait à l’entrée pour me donner une bonne poignée de main. L’homme est sympathique et authentique, à l’image de la soirée à venir.

Il s’agissait d’une carte pro-am, consistant six combats amateur et quatre duels professionnels.

Tous les chocs amateurs ont été chaudement disputés et équilibrés. Le style de boxe est plus physique et offensif qu’au Québec. Beaucoup d’échanges ont lieu au corps-à-corps et le spectacle est très divertissant.

Par ailleurs, autant en amateur que chez les pros, il y a très peu d’interventions de la part de l’arbitre. Ces derniers laissent les belligérants se battre et ne gâchent pas le spectacle…mais laissent passer quelques coups illégaux par la même occasion.

À noter lors des quatre affrontements professionnels:

Larry ‘Slow Motion’ Smith de Dallas au Texas, qui entre sur le ring en dansant avec des lunettes fumées et un gilet par balles. Tout un showman malgré ses 41 défaites en carrière, le vétéran a une fois de plus dirigé un jeune loup à la décision. Après avoir amené Jermell Charlo et Felix Diaz devant les juges, Smith a fait de même face à Jahyae Brown de l’Etat de New York. Ce dernier l’a emporté par décision unanime en 6 rounds.

Le choc suivant n’en fut malheureusement pas un. Michael ‘Top Notch’ Anderson de Philadelphie a quelque peu fait honte à la réputation de durs des boxeurs de Philly. Après un round sans histoire et plutôt partagé face au boxeur local Edet Mkpanam, ‘Top Notch’ a décidé qu’il ne retournait pas pour un deuxième assaut, quittant même l’arène avant le verdict officiel, à la grande stupéfaction de tous les gens sur place!

Heureusement, le face-à-face en demi-finale de la soirée valait le prix d’entrée à lui seul. Un combat local entre deux poids lourds du coin ayant chacun amenés leurs supporteurs, c’était évident qu’il y aurait des flammèches!

Justin Rofle du Maine et Tracey Johnson de Boston ont fait vibrer la place dans une bataille qui aurait pu avoir lieu dans une cabine téléphonique. Après six rounds d’action, les juges ont remis un verdict nul majoritaire et les deux pugilistes ont convenu sur le ring de faire une revanche, au grand bonheur des gens présents.

En finale de la soirée, ça a fini avec aplomb lorsque le boxeur-promoteur Chris Triaetti a placé sa lourde main droite au menton de l’expérimenté brésilien Fabio Garrido dès le premier engagement. Ce dernier, solidement ébranlé, cherchait à survivre dans les câbles avant la longue intervention de l’arbitre. Il est reparti chez lui avec le titre de champion Continental des Amériques de l’American Boxing Federation (ABF) chez les lourds-légers.

Bref, j’ai eu bien du plaisir à Quincy!

Lors de mon prochain texte, je vous amènerai dans les coulisses de l’UFC GYM, mon nouveau bureau. À bientôt!

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