Vive Régis Lévesque.

Vive Régis Lévesque.

Je redoutais le moment où j’allais apprendre la mort de Régis Lévesque, j’ai une tendance à vivre durement les décès ou les épreuves que la vie nous envoie de plus en plus régulièrement en vieillissant. Étrangement, j’ai le sourire depuis que Réjean Tremblay a annoncé que le plus grand promoteur du Québec nous a quitté. Je me rappelle tous mes souvenirs avec lui, toutes ces entrevues à la radio où il nous faisait rire et rêver. Je suis heureux d’avoir pu lui rendre hommage avec mon comparse Vincent Tremblay lors d’une émission spéciale sur Boxingtown Québec. Après tout, connaissant Régis, il est content qu’on se rappelle de lui avec un sourire aujourd’hui.

Mes premiers contacts avec Régis.

Quand j’ai eu 7-8 ans, j’ai commencé à lire le journal de Montréal à l’envers. Religieusement, je m’intéressais au publireportage de Régis. Comme Wikipédia n’existait pas encore, je me fiais sur une source encore plus précise : Mon propre père Jean-Pierre Poulin. Celui qui a eu la chance de me voir grandir m’a tout raconté, du Centre Paul-Sauvé à son amour pour les chevaux en passant par la tentative de combat dans les airs entre Robert Cléroux et Joe Frazier.

J’aime deux choses dans la vie : La boxe et les gens avec une forte personnalité.

Avant l’adolescence, deux choses me passionnent, la radio parlé et la boxe. Je voue un culte à Gilles Proulx et André Arthur, je suis à peu près jamais d’accord, mais je suis toujours diverti à les écouter. Je découvre Régis au journal du midi, Proulx l’appelle pendant qu’il se rase à chaque matin et un retentissant « j’ai pas le temps pour tes niaiseries, je me fais la barbe surgit dans mon Walkman jaune à batterie. Ensuite, c’est sport30, Ckac et Marc Labrèche !!! qui crée pour moi un idole. La fin du monde est à 7 heures à réinventé la télévision, interrogé par Chantal Lamarre, Régis raconte comment il fait ses montures pour le journal de Montréal avec de la colle Britt et du papier de construction. C’est du génie.

Une machine à citations.

Sur les courses de chevaux

⁃ « J’ai tellement perdu d’argent ce soir là avec Ti-Guy Émond, à deux on avait une cenne noire. ».

⁃ « Y’a personne qui va dire que je suis pas propre, je viens de me faire laver à Blue Bonnets. »

⁃ Encore avec Ti-Guy Émond, « On était tellement cassé, j’ai commandé un smoked meat pour les deux, j’ai mangé le gras, pis il a mangé le maigre. »

Sur son parcours à l’école

⁃ « J’étais tellement content quand le directeur a appelé pour me dire que je montais en 5e année, je me suis coupé en me rasant. »

Sur son métier de promoteur

⁃ « J’aurais préféré travailler avec une petite fille de 7 ans qu’avec lui sur ce combat, c’est plate à dire, mais c’est la vérité. »

⁃ « Nomme moi 2 boxeurs et la salle où ils vont se battre, je vais te dire à la dizaine près, le nombre de billets vendus. Je ne me suis jamais trompé. »

Je me rappelle avoir pris une photo avec Régis en 1995 à l’hippodrome armé d’une caméra jetable, sa réponse « Ça fait longtemps en crisse qu’un jeune m’a demandé une photo. »

J’habite Rosemont depuis toujours, a une époque que j’ai pas connu, Régis remplissait le centre paul sauvé plus souvent qu’à son tour. Les gens allaient en grand nombre au déli beaubien pour le saluer. Régis c’est un personnage plus grand que nature, vous ne trouverez jamais quelqu’un qui a un mot à dire contre lui. Il réduisait son % au minimum pour donner un plus gros montant à ses boxeurs.

Il n’y en aura plus jamais un autre comme lui, Régis est peut-être décédé cette nuit, mais ses souvenirs et son apport au peuple québécois sont là pour rester.

Merci Régis.

administrator

Related Articles

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *